Malgré une pluie battante, une trentaine de motards ainsi que des personnalités se sont rassemblés à Miramas (Bouche-du-Rhône), autour de la famille et de Christian Chiappini, le père de Jimmy, pour lui rendre hommage, un an après son tragique accident.
C'était le 16 décembre 2007, sur la route départementale entre Miramas et Saint-Chamas (Bouche-du-Rhône), Jimmy, jeune motard et papa d'un petit garçon alors âgé de 18 mois, perdait la vie dans un accident moto en percutant de plein fouet des arceaux censés protéger une borne à incendie placé en bordure de route.
Les raisons de cette sortie de route sont toujours inconnues pour Christian, mais pas le rôle joué par l'infrastructure qui a coûté la vie à son fils.
Faire changer les choses
Cet ancien pompier volontaire a tout laissé tomber, quelques mois après l'accident de son fils.
Il a vendu son commerce de boulangerie qu'il tenait depuis 32 ans et où Jimmy travaillé à ses côtés pour entrer en croisade contre ces bornes meurtrières.
Ne pas rester sourd
La manifestation en mémoire de Jimmy était le résultat de son combat mène depuis un an. Sollicitée, la FFMC13 a tenu à être présente. Reconnue comme experte du deux-roues motorisé pour son département, elle travaille régulièrement avec les techniciens de Marseille Provence Métropole et du CERTU (Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions) afin d'être force de proposition.
À ce titre, elle déplore le manque de compréhension trop souvent manifesté par certains élus qui restent sourds à ses mises en garde : potelets anti-stationnement, arrosage anarchique de ronds-points, séparateurs de voies et autant de pièges qui coûte la vie chaque année à des centaines de motards.
Derrière les paroles, des actes
De nombreux maires et élus ont tenu à être présent à la cérémonie. Ils ont pu assister à la présentation du prototype de balise en plastique que Christian voudrait voir en remplacement des bornes et des arceaux de sécurité.
Ce système permet d'enlever la borne incendie dangereux au bénéfice d'une solution enterrée.
En surface, la présence de la bouche à incendie est matérialisée par une simple balise plastique de couleur rouge avec des bandes rétro réfléchissantes.
3000 euros pour sauver une vie
Le coût de la transformation s'élève à 3.000 euros, une poussière en comparaison d'une vie humaine. Frédéric Vigouroux maire de Miramas, la commune sur laquelle a eu lieu l'accident, a promis de remplacer les poteaux le long de la RD 10 par ce type de balise sous réserve qu'il soit approuvé par les pompiers.
Espérons que Miramas devienne pilote dans cette voie et que les autres maires et élus du département présents ce jour, aient bien reçu le message de la famille et des amis de Jimmy.
Un combat que va continuer Christian. Même s'il ne peut plus rien pour son fils, il veut le faire pour les autres motards.
Frédéric Brozdziak - 17/12/2008